Notre philosophie

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Dans notre monde contemporain, il suffit de savoir que la construction dans les villes se décide à travers des procédures technocratiques, dans des bureaux et sur des plans, sans tenir compte, le moins du monde, de la manière dont les êtres humains sont liés aux choses – par leur histoire, par leur corps charnel – pour comprendre le malaise de nos ville et de nos architectures.

Et rien ne le montre, au demeurant, mieux qu’une réflexion sur la maison et dans sa manière d’être construite. Heidegger opposait, à juste titre, aux tenants de la Charte d’Athènes, que la maison n’est pas « un simple récipient où habiter ». Aujourd’hui, on voit refleurir ce rêve technicien de la maison-machine à travers l’habitat écologique, qu’on pense d’une manière systémique comme un lieu de circulation des énergies : une solution bien calculée à des problématiques environnementales. Or un logement peut effectivement être une machine à habiter bien réussie, il peut être un abri sophistiqué et d’un grand confort, sans être pourtant une véritable maison.

En somme pour nous, une architecture, qui est un contenant, est également un lieu d’échange et surtout un langage pour révéler le monde. Elle donne à l’espace sa dynamique ; elle donne au monde sa visibilité. Elle sert aussi à introduire l’être humain dans le monde, à l’y inscrire. Elle nous donne à comprendre comment l’homme s’humanise.

Ce rapport de l’homme aux choses de la vie, nous  fait prendre conscience qu’un bâtiment n’est pas conçu pour une seule fonction,  un seul environnement et une seule époque. Il en résulte, l’importance de la dimension du temps que porte en elle l’architecture. Ce qui reviendrait à considérer l’œuvre architecturale comme une œuvre en processus d’adaptation continuel au gré des mutations sociales, et technologiques.

Pour le dire avec des mots simples, débarrassés de toutes fioritures, nous sommes là, architectes pour transmettre à nos clients l’énergie de la transformation, l’énergie d’une œuvre libérée.